Hyper-créativité : créer sans contraintes et sans pression

La Créativité : créer sans contraintes

Je l’avoue – et ce n’est pas un secret : je suis hyper-créative. Dans ces périodes intenses de création(s), je ne prends pas toujours de distance. Manquant souvent de recul sur ce que je produis, alors une question revient, presque obsédante :


est-ce que trop créer peut nuire à la création ?

Trop produire : un risque ou une richesse ?

C’est une vraie interrogation. Produire beaucoup, est-ce finalement revenir à produire un peu “n’importe quoi” ? Est-ce le signe d’un manque de recul ou encore d’un trop-plein incontrôlé ?

En y réfléchissant, je ne le crois pas…

Mais, si ces périodes sont euphorisantes, presque grisantes, il faut néanmoins rester lucide : tout ne mérite pas d’être montré. Créer beaucoup ne signifie pas tout partager car une partie du travail appartient à l’ombre et doit rester de l’ordre de l’intime, à l’état d’expérimentation(s).

Laisser la créativité exister librement

La créativité artistique naît d’un dialogue entre les pensées, les émotions et plusieurs mécanismes mentaux. Selon moi, les périodes de créativité intense doivent être vécues pleinement, sans attente. Juste être là. Créer. Ressentir. L’esprit peut ainsi vagabonder librement, faire émerger des idées… puis, presque naturellement : il structure, affine, donne forme.

Car ces moments sont, par nature, éphémères. Il faut savoir savourer cette sensation d’être vivant(e) et d’être traversé(e) par des idées qui émergent comme des bourgeons au printemps. Certaines écloront plus tard…

Créer pour soi, avant tout

La créativité est une ressource essentielle de renouveau, d’expérimentation(s) à travers laquelle les gestes intuitifs se développent, même dans le chaos.

Créer sans objectif, sans regard extérieur. Créer sans validation, sans partage, ni attente(s) est l’intérêt même de la pérennité de la créativité. Un jardin secret à préserver et embellir.

Créer pour soi. Juste pour soi.

Dans cet état entre révélation et création, le hasard a toute sa place. Le geste échappe au contrôle, la pensée ralentit, l’intention devient discrète.

Ce qui apparaît alors touche à une forme de sérendipité — cette capacité à découvrir sans chercher.Cet “apparaître” ouvre un espace entre l’inintelligible et l’imaginaire, où tout devient possible.

Cet état que j’ai appelé : l’apparaître de l’à-part-être… Je vous invite d’ailleurs à aller lire l’article que j’ai réalisé sur mon mémoire de Master 2 que j’ai décroché en 2018 au sujet de la sérendipité :

Compte-rendu sur mon mémoire de recherches en arts plastiques, pratiques contemporaines.

Mais souvent, après l’élan… vient la chute...

Le vide après le trop-plein

La redescente peut être brutale. Ce vide qui brusquement s’installe, difficile à comprendre, est parfois dur à supporter. Devant tout ce qui a été produit, une envie surgit parfois : celle de tout jeter ou tout effacer.

C’est un réflexe presque violent, mais profondément humain car le besoin de contrôle, de maitrise et d’explications reprennent le dessus. C’est une étape importante. C’est signe qu’il est temps de sarrêter de créer pour « digérer« .

Mais, avant cela vient le temps de : ranger, mettre de côté, laisser reposer ou même oublier…

Et peut-être, plus tard, revenir avec un nouveau regard

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